Le texte de Gitta Mallasz s’est imposé à Marilys Missotten qui a fondé l’asbl Kuru avec Philippe Marannes et Serge Bosmans.
Dialogue avec l’Ange est le premier spectacle du groupe Kuru.
Texte de Gitta Mallasz // mise en scène de Marilys Missotten, Philippe Marannes et Virginie Jortay
En 1943, alors que la Hongrie n’est encore qu’au bord de la guerre, quatre jeunes gens – Hanna, Lili, Joseph et Gitta – décident d’installer leur atelier de décoration dans un petit village, pour y vivre une vie plus attentive à l’essentiel. Si une même faim spirituelle les rapproche, aucun d’entre eux, pourtant, n’a jamais pratiqué sa religion.
Le jour où ils entreprennent de faire le point par écrit sur leurs problèmes personnels, Gitta se dérobe, se réfugie derrière des banalités. Hanna tout d’abord s’en irrite, puis a juste le temps de prévenir son amie – « Attention, ce n’est plus moi qui parle ! » – avant de prononcer, en toute conscience, des paroles qui manifestement ne peuvent lui appartenir.
Pendant dix-sept mois, des forces de Lumière – que les quatre amis appelleront « Anges » ou « Maîtres intérieurs » – s’exprimeront par la bouche d’Hanna. Dix-sept mois qui deviendront de plus en plus dramatiques : juifs tous trois, Joseph, Lili et Hanna partiront pour les camps de la mort. Seize ans plus tard, Gitta, la seule survivante, pourra enfin emporter en France les petits cahiers où avait été consigné mot par mot, lors de chaque rencontre, ce véritable « reportage sur une expérience spirituelle »
Dialogues avec l’ange est la transcription d’une expérience spirituelle vécue pendant la Seconde Guerre mondiale par quatre amis hongrois. Pendant dix-sept mois, de juin 1943 à novembre 1944, alors que les nazis envahissent leur pays et déportent les juifs en masse, Hanna Dallos transmet au cours de 88 entretiens des paroles qu’elle dit ne pas émaner d’elle (qu’elle dit provenir d’« autre part », d’un maître intérieur ou d’un ange). Ces paroles sont retranscrites par Gitta Mallasz et Lili Strausz.
Seule survivante (les trois autres, juifs, périront en déportation), Gitta Mallasz, réfugiée en France en 1960, traduira ces entretiens en français. Une première édition a été publiée en 1976, suivie en 1990 d’une seconde édition, intégrale. Le livre a été un grand succès de librairie et publié en 21 langues.
création au Stalker en 1983 et 1984