La dernière lettre

texte de Vassily Grossman // mise en lecture de Virginie Jortay

 Jean-Marie Wynants :

Avec « Différents formats », les Halles de Schaerbeek proposent en une soirée, trois courtes pièces résultant de commandes passées directement à des artistes. En espérant que des programmateurs s’y intéresseront et leur permettront de se développer.
 En ouverture, Suzy Falk et Georges Pradez livrent « La dernière lettre » de Vassili Grossman. Lettre d’une mère juive russe qui décrit à son fils son arrestation par les nazis, l’enfermement dans le ghetto, la mort qui approche et l’ultime message : Vis mon fils, vis, vis toujours !
 Dans un subtil jeu de va-et-vient, Virginie Jortay nous fait découvrir ce texte par la voix de la mère mais aussi et surtout par celle du fils qui semble relire cette lettre pour la millième fois, face au déferlement d’images d’actualités d’Irak, Afghanistan, Haïti…
 Un texte fort que les deux comédiens livrent avec une sobriété remarquable à l’image d’une mise en scène qui s’efface derrière les mots, tout en faisant circuler les corps dans l’espace d’une manière qui n’a rien d’aléatoire.

« Je suis sûre, Vitia, que cette lettre te parviendra, bien que je sois derrière la ligne du front et derrière les barbelés du ghetto juif. Je ne recevrai pas ta réponse car je ne serai plus de ce monde. Je veux que tu saches ce qu’ont été mes derniers jours, il me sera plus facile de quitter la vie à cette idée.

Vassily Grossman, dans vie et destin

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Création le 3 octobre 2004

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